Sport – La boxe m’a sauvé du pire

À 35 ans, Gilberto Nesto, ex-champion de la république démocratique du Congo de boxe anglaise et actuel champion intercontinental catégorie poids welters (-67 kg), ne va pas raccrocher les gants. il fait simplement preuve de «bon sens». «La boxe ne dure pas toujours. Tout dépend de la forme bien sûr mais à 40 ans, c’est fini. Il faut assurer ses arrières».

Natif de la Louvière, Gilberto Nesto, revient de Londres où il s’entraîne. Grandi en famille en europe, cet afro-italien surnommé «The Black Eagle » est tombé dans la boxe dé son plus jeûne âge «L’école m’ennuyait. J’étais turbulent, très actif. Rester attentif devant le prof, ce n’était pas mon truc.» Pour canaliser son énergie, sa mère le met au foot «mais c’est un sport collectif et je suis plutôt individualiste. La boxe était la pratique idéale.» http://gilbertonesto.e-monsite.com

Il rejoint alors le Boxing kinshasa (B.a.t). Il devient champion amateur du Congo et intègre l’équipe de kinshasa de 2017 à 2019, avant de devenir boxeur professionnel en 2020. «Mettre des coups pour la bonne cause, me plaît. À l’époque j’étais bagarreur. Depuis, je me suis beaucoup calmé. La boxe m’a sauvé du pire.»

Aujourd’hui, lors de l’inauguration du Gala, Aguero iyeli, le «frère» de cœur de Gilberto sera présent. Vice-champion olympique à Rio chez les poids légers, Aguero a grandi avec lui. «On a fréquenté le même club de boxe et on s’est préparé ensemble à kinshasa. Je l’ai vu évoluer. Il a un vrai don pour la boxe.» Si cet été, Gilberto n’a pas participé aux JO de Rio qui, pour la première fois, il a suivi très attentivement : «J’ai été heureux pour Aguero. Nos deux expériences prouvent que l’on peut s’en sortir dans les quartiers. Il faut simplement se raccrocher et croire à quelque chose : le sport, le hip-hop ou l’école bien sûr.»

Le congolais/belge sera à kinshasa sur le ring du Shark club pour une revanche face à Hélico Malamba, quatre fois champion du congo. «J’ai mes chances je les déjà battu une fois. Je m’entraîne entre trois et six heures, deux fois par jour. La boxe se mérite.»

Boxe – Championnat Mondial (Wbc)

Adonis Stevenson Vs Gilberto Nesto

son entraîneur du BC (BAT) sait lui aussi que la confrontation  promet d’être musclée. >> Gilberto est prêt et confiant c’est toutes une nation qui cera derrière lui on croit aux potentiels de nôtre champion il travaille jours et nuit pour une préparation et performances il en veut il m’a dit de lui-même que si il devrait mourrir sa sera sur un ring il est déterminé nous savions tous que sa ne cera pas un combat facile avec un adversaire redoutable comme Adonis Stevenson promet d’être très très musclé rien n’est encore décidé encore sans l’accord de la fédération.. mais nous serions ravis de pouvoir disputer ce duel face à c’est 2 boxeur redoutable.

Salle de boxe et tradition professionnel

Aborder le fonctionnement de la salle de boxe présente un intérêt indéniable pour qui veut comprendre ce que signifie devenir boxeur en ce début de XXIe siècle. Car c’est dévoiler une réalité de la boxe souvent méconnue, bien éloignée des stéréotypes, mais c’est surtout découvrir le lieu où le boxeur entre dans l’activité, occupe les premières positions de sa carrière et en affronte les épreuves initiales… En particulier, il est intéressant de comprendre comment le boxeur va vivre dans ce monde aux antipodes des idées reçues : comment va-t-il l’accepter, y adhérer et l’intégrer ? Car, terriblement éloignée du gala professionnel (ne serait-ce que par son ambiance), la salle de boxe apparaît presque en dissonance avec lui tant elle est synonyme de rigueur, de travail, de persévérance et d’humilité, et tant elle semble rejeter tous les artifices de la boxe professionnelle, pour n’en vénérer que l’essentiel : le combat.

Si la salle de boxe se démarque très nettement du monde des galas et du spectacle, elle est également très décalée par rapport au monde sportif. Univers traditionnel, voire d’un autre temps, elle semble traverser les époques, immuable. Elle demeure, encore aujourd’hui, profondément inspirée par le professionnalisme.

Mais l’arrivée de la boxe amateur, puis de la boxe éducative (et ce, malgré leurs difficultés à être acceptées) a amorcé un certain nombre de changements. Tout d’abord, parce que les jeunes se sont progressivement entraînés sur des créneaux horaires particuliers (et non avec les adultes) ; ensuite, parce que les modèles pédagogiques ont été redéfinis par le monde sportif (avec de jeunes entraîneurs diplômés fédéraux ou d’État) et par celui de l’éducation physique et sportive (avec les professeurs d’EPS). En boxe éducative, les séances d’entraînement des jeunes ne sont pas foncièrement différentes de ce qui se pratique dans le sport en général : la séance commence et finit pour chacun à la même heure, avec un échauffement collectif et des exercices qui suivent le modèle pédagogique retenu par l’entraîneur : leçons collectives, ateliers de travail, jeux d’affrontement.

4De la même manière, la boxe amateur de haut niveau s’est, elle aussi, inspirée d’autres modèles sportifs et éducatifs. Ainsi, une certaine forme de « sportivisation » de l’activité pugilistique s’est mise en place, visant soit la préparation olympique soit la simple adaptation au monde scolaire.

5Mais ces évolutions n’ont pas pour autant foncièrement remis en cause le fonctionnement de la salle de boxe tel qu’apparu au XXe siècle. Car tous ces changements dont nous avons parlé se sont mis en place dans les clubs et les structures fédérales, en dehors des créneaux horaires de ce que l’on peut définir comme le milieu « historique » de la boxe : le monde professionnel.